Thursday, May 24, 2018

Scène 3 - Les parents, une équipe!



Depuis la naissance de ma première, une chose est certaine : toutes les expériences que je vis sont amplifiées, juste par la présence de mes enfants. Oui, les “highs” sont plus hauts, mais les “downs” sont plus intenses aussi. Moi qui suis généralement sur une belle ligne régulière, stable, almost beige, ça brasse mes valeurs.

Avec le temps, je me rends compte que cette expérience de vie en famille repose sur une fondation qui se doit solide : le couple. Celui-ci devient alors, plus que jamais, une équipe pour guider les enfants, leur quotidien, leur éducation, en plus de tous leurs futurs choix “d’adultes”!

Image result for adulting memeLa notion d’équipe semble facile à comprendre mais le diable est dans les détails. Les points focaux de l’équipe-couple sont, selon moi, les suivants : la cohérence dans les consignes, la communication en tout temps (les deux doivent se garder au courant de ce qui se passe avec l’autre), le front commun face à l’extérieur de la famille, les décisions qui touchent tous les membres de la famille.

Comment espérer envoyer un message clair et bâtir une éducation solide si les deux parents ne parlent pas la même langue?! Placez-vous dans cette situation : votre p’tit dernier se quête un dessert “spécial”. Vous lui répondez en même temps… sauf que maman dit oui et papa dit non. Résultat évident : la prochaine fois, ce sera maman qui sera abordée en premier! Papa le méchant, maman la gentille (je niaise...mais pas tant que ça!).

En appliquant cette situation à tous les cas de la vie courante, et en les répétant, on obtient ainsi un beau cocktail d’incompréhension et de confusion pour les tout petits. Tout le contraire de ma mission première de parent : le guide.

Une équipe, ça exige une communication constante et claire. Ça requiert également des discussion franches sur des concepts de la vie familiale qui se doivent d’être définis : la discipline, les permissions, l’autonomie, la confiance, le temps de qualité.

Même dans des moments de désaccord entre les parents, je suis d’avis qu’il faut faire front commun pour les enfants, quitte à reprendre la discussion plus tard, entre parents seulement.

Et au milieu de ces 150 000 exigences, il y a le temps passé (ou non) en couple! Ce temps qui se fait rare après la venue des enfants mais qui est capital pour garder l’équipe en santé, autant mentale que physique.

Protéger le couple et travailler en équipe, c’est se rendre la vie plus facile, tout simplement!

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Sunday, February 11, 2018

Scène 2 - Monkey see, monkey do!

Avez-vous déjà entendu la phrase “Monkey see, monkey do”? Ou encore “Les chiens ne font pas des chats”?


Ces deux expressions évoquent le pouvoir de l’imitation. À mon avis, c’est un des concepts les plus sous-estimés de la vie de parent. Je me suis souvent retrouvé devant le miroir de mes propres comportements à me demander : “Mais qui lui a montré ça?” La plupart du temps, je comprenais quatre secondes plus tard que c’était moi!


Je pense que de répéter la même consigne ou les mêmes paroles finit par payer. Les enfants enregistrent les mots et apprennent de cette façon. . Il m’a fallu un certain temps, par contre, avant de concevoir mes actions comme aussi importantes que mes paroles, sinon plus!




Je vais vous faire part de ma petite théorie là-dessus :) Comme le langage parlé des enfants n’est pas au même niveau que celui des parents (question d’apprentissage et d’expérience), il faut parfois répéter les mêmes mots over and over again. Mais on oublie que les enfants ne peuvent peut-être pas comprendre tous les mots utilisés. En revanche, les gestes qu’on pose sont souvent à leur portée, donc plus faciles à apprendre et à répéter. Gestes = langage universel :)


Il y a toujours deux côtés à une médaille. Quand je les ai vu répéter certains de mes gestes, j’ai pu constater mes mauvais plis.Mais j’ai aussi pu me donner une bonne tape dans le dos en les voyant reproduire mes bonnes actions!


Être un exemple pour mes enfants est un des côtés les plus gratifiants de ma vie de parent. Et heureusement, c’est parfois plus simple de communiquer une idée sans mots. Je ne suis pas le plus doué pour expliquer, donc je préfère prêcher par l’exemple (et éviter de m’enfarger dans des explications pas trop claires!).


En appliquant cette logique, il m’est aussi plus facile de rester cohérent et d’éviter des gestes regrettables. Je me pose tout le temps la question suivante : “Si je les voyais faire ce que je m’apprête à faire, est-ce que ce serait correct?”. Un contrat pour parent, en quelque sorte. Plutôt pratique comme guide, non?

Thursday, November 23, 2017

Scène 1 - Le parent en apprentissage

Un blogue de parent. Un autre blogue de parent. Ben oui!

Tout de suite, je précise deux choses fon-da-men-tales :
  • Je n’ai pas la science infuse dans le domaine des parents! Je suis simplement père de 3 enfants et j’ai envie de partager ma vie de parent avec vous :)
  • Dans l’esprit d’une vie de famille saine et de temps de qualité passé avec celle-ci, ce blogue présentera des articles courts! Straight to the point! Ou zoup, comme on dit ici (more on that later...).

Ainsi, donc, premier sujet important selon moi : le parent aussi est en apprentissage.

Bon, je porte beaucoup attention aux apprentissages des enfants. Telle erreur ou telle action, il est en train d’apprendre. “Papa aussi, il a appris ça quand il avait ton âge.”

Vous voyez le genre?

Ben moi, je veux aussi (et surtout) qu’on se rappelle que le parent aussi est en apprentissage!

Il faut cesser de se mettre un Kilimandjaro de pression et accepter de faire des erreurs. Car ça, oh oui! Je suis le premier à dire que j’en fais!



Pas de mitaines aujourd’hui? Ton lunch avait des arachides? J’ai loupé la date d’inscription?

Mes petits trésors subissent parfois mes erreurs... mais qui peut se targuer d’être un parent A++ s’il n’a jamais fait ça avant, hum? Sûrement pas moi!

Je vous rassure tout de suite : je ne veux que le meilleur pour mes enfants. Je n’excuse aucune erreur! Juste le gros bon sens ici : si je reconnais mes erreurs, j’ouvre la porte à un apprentissage qui découle de celles-ci. À questionner et à chercher à m’améliorer sans cesse. Et je suis d’avis que mon enfant se sentira rassuré de voir que je peux faillir moi aussi. Que ce n’est pas que lui qui fait des erreurs et que, non, c’est pas parce que je suis adulte que je ne fais plus d’erreurs!




Je crois également que mon espérance de vie sera prolongée en l’absence de tout ce stress que je subirais à penser (et surtout à repenser et à ruminer mes erreurs).

Vous en dites quoi?